Accueil Date de création : 02/06/08 Dernière mise à jour : 14/02/10 10:31 / 357 articles publiés
 

13  (L'Elfe du Vert) posté le mercredi 30 juillet 2008 22:08

Les enfants n’étaient pas au lac. Malgré le calme qu’elle tentait de conserver, Jeudi blêmissait à chaque pas qu’ils faisaient dans la forêt. Des angoisses, des sentiments, des frayeurs qu’elle avait si bien cherchées à enfouir toutes ces années se mirent soudain à refaire surface avec une pression douloureuse dans sa poitrine.

Déjà sa voix n’était plus la même. Déjà ses gestes n’étaient plus contrôlés. Lorsqu’elle se mit à crier encore une fois pour les appeler, c’était Julie qu’elle avait au fond de son ventre. Julie qui rejaillissait de sa chair. Lacérait son âme, lui coupait les jambes, la gorge, le cœur. Elle n’était plus à l’école. Elle était redevenue la mère. La mère déchirée. La mère abîmée. Celle qui avait été assassinée il y a trois ans. Dans le parc de cet hôtel.

Elle s’appuya contre un arbre, tentant de réprimer les larmes qu’elle sentait brûler ses paupières et récupérer un souffle qu’elle avait d’elle-même coupé. Elle s’immobilisa. Etriquée dans son corps par cette souffrance qui l’absorbait et qu’elle n’était pas capable de maîtriser.

-       Nous les avons peut être croisés, ils ont dû revenir au centre, s’avança gentiment Alezan, dépassé par l’attitude de la jeune femme.

-     Vous avez raison… Je suis navrée… Je me suis peut être trop vite inquiétée… Allons voir s’ils sont rentrés.

Le centre. Ils auraient bien voulu y rentrer au centre. Le problème c’est que rapidement, les enfants réalisèrent que si Stella et Horizon ne reconnaissaient pas le lac tout à l’heure, c’est que ce n’était pas le même… Car impossible de retrouver le chemin qui menait vers la route. Et plus ils cherchaient, plus les voilà qui s’enfonçaient dans la forêt, et plus ils s’embrouillaient… Pensant rebrousser chemin mais en réalité s’écartant davantage encore.

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14  (L'Elfe du Vert) posté le mercredi 30 juillet 2008 22:08

Il fallut plus que du courage à Jeudi pour affronter l’absence des sept enfants au centre. Tout le monde eut beau fouiller partout, ils s’étaient bel et bien évaporés dans la nature. Lorsqu’elle s’assit, elle était pâle comme la mort. Un sang glacé givrait ses veines. Elle se redressa avec un calme presque terrifiant.

-       Appelez la police, s’il vous plait monsieur Barnier, articula-t-elle d’une voix atone, je préviens l’école.

La nuit avait fini par tomber. Et les enfants étaient cette fois définitivement et complètement perdus. Lorsqu’ils réalisèrent qu’ils ne rentreraient plus, Mathilde et Calypso fondirent en larmes. Valentin se mit à tourner comme un fauve en cage. Arnaud paniquait dans les bras de son frère. Désorientés et déboussolés. Les bruits nocturnes de la forêt et les yeux luisants de quelques animaux qui la traversaient se chargèrent d’achever le sentiment de terreur générale et tout ce petit monde termina contre un arbre, en position fœtale. Avec pour seul mouvement visible, Lord Harrison qui fouinait à la recherche d’un dîner potentiel.

C’est lorsqu’ils entendirent remuer les broussailles qu’ils relevèrent discrètement les yeux. Une silhouette masculine, plutôt grande, se découpa dans le pâle rayon de lune qui perçait les arbres. La nuit était alors trop profonde pour en distinguer les traits et leur permettre de reconnaître éventuellement l’un des cinq adultes qui escortait la classe.

Ce fut une voix inconnue qui brisa le silence.

-      Vous êtes perdus, les enfants ? interrogea l’homme d’un ton rauque.

 

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Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne…  (blablabla) posté le jeudi 07 août 2008 08:23

L’histoire de l’elfe du vert est belle et bien une adaptation libre du Petit Poucet.

J’ai commencé à réécrire cette histoire début juillet 2008, car son ancienne version était ridicule et immature. Pour tout avouer, elle me faisait honte et j’aurais été incapable de publier ça au jour d’aujourd’hui avec les années qui se sont écoulées derrière moi… {#}

Alors, c’est vrai, cette histoire n’est pas gaie. Mais si on dit que la vie n’est pas un conte de fées, on oublie bien souvent de dire que les contes de fées sont cruels… Et Dieu merci ! La vie n’est donc pas toujours un conte de fées !

Il n’y a donc aucune ambigüité sur le couple du départ cette fois ci, car dans le Petit Poucet ils sont déjà mariés.

Ce n’est donc pas l’amour de Matthieu qui est important dans cette histoire. Mais ce qui en fait le ciment. Julie. Leur enfant.

Comme dans le Petit Poucet, Julie se perd (se fait enlever). Dans le conte les enfants reviennent grâce aux cailloux, et les parents retournent les perdre une seconde fois. Là évidemment, vu le poids du sujet que je me suis imposé il va de soi que je n’allais pas faire revenir Julie pour la reperdre encore… Donc c’est au cours de la classe verte que vont être perdus sept enfants (le Petit poucet et ses six frères) pour la seconde fois. Ils y rencontreront Balthazar (l’ogre) qui cherchera à les tuer… Horizon (le Petit Poucet) balise la route en éparpillant ses affaires (les cailloux) pour pouvoir être retrouvé. Quand ils sont dans la cave, ils se retrouvent au milieu des cadavres des précédentes victimes de Balthazar (l’ogre égorge et dévore ses sept filles la nuit où le Petit Poucet et ses frères dorment chez lui). Heureusement, avant qu’il ne les égorge à leur tour Horizon parvient à s’enfuir et se fait poursuivre par Balthazar (l’ogre et ses bottes de sept lieues)… Il arrive à coincer l’homme dans un piège à loups qui lui sectionne la jambe (le Petit Poucet vole les bottes de sept lieues à l’ogre) et va pouvoir rejoindre alors les siens.

 

 

Le dilemme auquel j'ai été confrontée a été pour Matthieu. Tuera-t-il ou ne tuera-t-il pas Balthazar. J'ai essayé de me mettre un instant à sa place et je me suis dit que je me retrouverais en face de l'assassin de mon enfant, sachant les horreurs qu'il lui a fait subir, je le tue. Mais, mon homme m'a soumis cette réflexion qui m'a travaillée et pas mal aussi chamboulée pour m'aider à prendre cette décision (il travaille dans les forces de l'ordre)... Il m'a dit : Oui, il le tue car c'est légitime par rapport aux sévices et à sa colère. Mais en France, il demeure des lois, et il n'y a aucune légitimité à tuer un être humain, même le pire monstre qui soit. Matthieu irait donc en prison pour homicide volontaire. {#}

Alors ça a été la torture pour moi... Je ne pouvais pas mettre Matthieu dans un état raisonnable, un état de flic, auquel il se tient tout le long jusqu'au moment où il se retrouve impliqué directement dans les assassinats de Balthazar... Je ne pouvais pas non plus me résoudre de le mettre en cabane ! Ni pour lui, ni pour Jeudi ! Je trouvais ça injuste... En gros je me suis trouvée avec le dilemme de Seven qui comporte deux fins, l'une ou Brad Pitt tire, et l'autre où c'est Morgan Freeman... Alors je l'ai fait tirer. Parce que moi j'aurai sans doute tiré. Mais j'ai fait détourner son bras par un collègue qui gardait encore la tête froide pour ensuite tenter de le raisonner.

Certains ne seront peut être pas d'accord avec cette décision. Certains auraient surement préféré que je le tue. J'aurais préféré le tuer. Mais posez vous la question. Matthieu méritait-il d'aller en prison ? Jeudi méritait elle de perdre une fois de plus son mari?... Y a t il véritablement une solution ?... {#}

 

 

J’ai eu, hors blog, quelques questions sur la signification du mot défiance. En voici quelques synonymes : crainte, méfiance, soupçon… Vous avez craint pour la vie de ces enfants. Vous avez soupçonné Balthazar d’être l’ogre du Petit Poucet. Vous vous êtes méfiés de Valentin et de ses mauvais coups… Pour résumer, vous vous êtes défiés de l’inconnu, vous vous êtes défiés des enfants, vous êtes défiés de moi… Et la défiance, elle était pour vous cette fois-ci et non pour un personnage qui l’aurait représentée…

Le point noir de l’histoire reste bien sur Julie. Julie qui ne reviendra pas. Mais en découvrant son corps, trois ans après, l’espoir, l’attente s’arrête enfin… Il n’y aura plus besoin de conserver encore cette chambre comme si elle allait y revenir… Il n’y aura plus d’incertitude… De rêves… De cauchemars… Ne pas savoir est bien pire encore parfois que la vérité à mon sens, surtout dans ce genre de drame, car tant que l’on espère encore, on ne peut pas avancer… Parfois le doute tue davantage qu’une vérité, si atroce soit elle.

 

 

Sinon pour revenir à des choses moins tristes, je voulais juste signaler à mes anciens lecteurs que Roméo et Arnaud sont les deux garçons de Roxanne et Hugo, et que Candice, la blondinette dans la chambre de Stella, amoureuse de Valentin, c’est la fille de Félix et Molly. Ils n’y ont évidemment pas ces rôles là, car ils ne peuvent pas avoir l’âge de Valentin, il y aurait un problème d’écoulement du temps bien sûr, ou alors je vous aurais caché des choses dans Défense d’aimer ! Mais j’ai juste trouvé amusant de les mettre dans cette histoire d’enfants, donc je vous le précise pour anecdote (je vous mets d'ailleurs des images d'eux en grand format dans les bonus personnages).{#}

 

 

Après vous avoir rendus verts de peur avec cette histoire de classe verte (oui le vert est une couleur avec laquelle on peut faire plein de jeux de mots stupides, dans la première version de cette histoire, Jeudi était écologiste chez les verts ! Comme quoi y a plus de 10 ans j’étais déjà pas en reste sur les allusions crétines), je pense vous rendre vert de rage avec la prochaine histoire… La bleue, qui porte donc le doux nom de Vendredi (ah bon vous le saviez déjà ?), et qui de doux, n’a hélas que le nom… Car quelque chose me dit que vous n’allez pas du tout aimer cette demoiselle au début, pas du tout !{#}

En attendant cette nouvelle aventure de Stella, Horizon, Alezan, Fleur-de-Lotus et Lord Harrison (nouveau et tout frais membre de l’équipe) je vous embrasse tous et vous remercie de vos gentils commentaires et de votre patience.

A bientôt ! {#}

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Malachite  (Illustrations d'origine) posté le jeudi 07 août 2008 08:23

Je n'aime pas vraiment cette illustration de Malachite/Jeudi.

On dirait qu'elle louche. Ses cheveux sont trop épais. Et ses pieds sont mal fichus. En revanche je me rappelle qu'à cette époque je commençais à mieux maîtriser la notion des plis de vêtements et que je m'étais régalée à réaliser le duffle coat, que j'aime d'ailleurs toujours beaucoup. {#}

Si elle est sur cette table de bistrot avec ce dossier, c'est que dans la version initiale de l'histoire, elle était écologiste et montait un dossier contre la reprise des essais nucléaires en France (je rappelle que j'ai écrit cette histoire en 1995/1996 date de la reprise des essais nucléaires en France). Elle se retrouvait avec un détective privé sur le dos (Matthieu Prévert) chargé par le gouvernement de vérifier le contenu de ce dossier. Matthieu se faisait mettre à mal par Lord Harrison, le hérisson domestique de Jeudi, et tombait amoureux de Jeudi. Il ne pouvait pas se résoudre à donner le dossier, mais hélas, il en perdait des pages (c'était Matthieu de Petit Poucet)... Et il se retrouvait lui aussi avec un tueur à gages chargé de l'éliminer lui et Jeudi... En gros pour résumer. Mais bon, en relisant c'était bien nul, donc je vais arrêter là l'historique de cette image. {#}

 

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Décors Elfe du Vert  (Illustrations sims) posté le jeudi 07 août 2008 08:23

L'avantage de cette nouvelle version, c'est qu'il y a une grosse part qui se déroule en forêt...

Et la forêt... C'est facile à faire ! (et surtout ça va vite !) {#}


Pour l'école, je me suis inspirée de celle où j'ai travaillée il y a 3 ans dont j'aimais bien la structure en deux cours de récréation et en plusieurs bâtiments.



Pour ce qui est du centre qui accueille les enfants en classe verte, pareil, je me suis inspirée de la structure du centre qui nous avait accueillis en classe cirque il y a 6 ans (mon Dieu ! déjà !!!! {#}) mes CE2/CM1 et moi même et dont j'ai gardé d'excellents souvenirs...


La chambre des filles


La chambre des garçons


La cantine


La salle de bains où Val et Roméo font pleurer Reine.


Le lac


Chez Jeudi, j'ai beaucoup aimé faire la chambre de Julie et lui donner un esprit vivant, comme si elle ne l'avait jamais quittée.


Et enfin, la forêt, et la cabane que j'ai entièrement construite moi même (merci Enaya pour la véranda {#}). Le décor de la cave est très inspiré des décors de Silent Hill qui est une série de jeux video que j'aime beaucoup.





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